
Manga dès 16 ans,
L’enfant en moi, – Tomes 7 et 8,
Aoi Mamoru,
Kana, 7,10 euros
Présentation de ce manga : Tomber enceinte à l’adolescence : un saut dans l’inconnu.
Mon avis : Aujourd’hui, je vous parle des tomes 4, 5 et 6 du manga L’enfant en moi, une série douce et bouleversante publiée aux éditions Kana, qui explore avec délicatesse des thèmes forts comme la grossesse adolescente, les relations familiales, l’amour, la responsabilité et le passage parfois brutal à l’âge adulte.
Les tomes 7 et 8 du manga L’enfant en moi nous plongent dans une nouvelle étape charnière de la vie de Sachi et Takara. Alors que le printemps semble annoncer une période plus douce, Sachi se réconcilie enfin avec sa meilleure amie et profite de moments apaisés avec son entourage. Mais l’équilibre fragile de la jeune fille est bouleversé par le retour inattendu de son père, absent depuis longtemps, qui fait ressurgir tensions et blessures familiales. Dans le tome 8, l’histoire se tourne davantage vers l’avenir : la naissance du bébé approche, les liens entre Sachi et Takara se renforcent, mais les relations familiales restent complexes. Entre projet de mariage, question du prénom de leur enfant et confidences avec une autre adolescente enceinte rencontrée en ligne, Sachi avance pas à pas dans un monde d’adultes qui la dépasse encore parfois.
Ces deux tomes marquent un tournant émotionnel fort dans la série. J’ai été particulièrement touchée par la manière dont l’autrice montre la fragilité des moments heureux : tout peut basculer en un instant, comme dans la vraie vie. Les réactions des personnages sonnent toujours juste, et l’évolution de Sachi est très crédible. On la voit grandir, réfléchir, se tromper, aimer… C’est un récit profondément humain qui ne dramatise pas inutilement mais qui n’édulcore jamais la réalité. Le tome 8, notamment, m’a émue par la douceur de certains échanges et par la maturité progressive de leur relation.
L’enfant en moi s’adresse avant tout aux adolescents et jeunes adultes, mais il peut aussi toucher un public plus large sensible aux récits intimistes et réalistes. Les thèmes abordés comme la grossesse adolescente, les relations familiales, la responsabilité, l’amour, l’amitié, … sont traités avec délicatesse et sincérité. C’est une lecture idéale pour les lecteurs qui aiment les histoires psychologiques, centrées sur les émotions et les liens humains plutôt que sur l’action.
Graphiquement, la série conserve toute sa douceur caractéristique : les traits sont fins, les expressions très parlantes, et chaque regard semble chargé de sens. Les planches respirent souvent le calme, même dans les scènes tendues, ce qui accentue l’impact émotionnel. Les couvertures des tomes 7 et 8 illustrent parfaitement cette sensibilité, avec leurs couleurs pastel et leurs compositions pleines de tendresse.
Au final, ces deux tomes confirment la force de la série : une histoire sincère, délicate et profondément touchante, qui continue d’évoluer avec ses personnages. Une lecture que je recommande sans hésiter à ceux qui aiment les mangas intimistes et émouvants.

