Bande dessinée Adultes Wake Up AmericaBande dessinée Adultes
Wake up America Tome 1 : 1940-1960, 

John Lewis, Andrew Aydin et Nate Powell, 
Rue des Sèvres, 2014, 13 euros, 
 
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Résumé de cette bande dessinée adultes : Le député John Lewis incarne, depuis plus de cinquante ans, une voix morale vibrante dans la quête de l’égalité et je suis enchanté qu’il partage aujourd’hui avec les jeunes leaders de l’Amérique ses souvenirs du mouvement des droits civiques. Avec Wake Up America, c’est une nouvelle génération qu’il entraîne à sa suite sur le pont Edmund Pettus, des poings serrés d’hier aux mains tendues de demain.

Mon avis : Pour cette bande dessinée adultes, vous n’aurez pas un, mais deux avis ! Le mien et celui de mon mari.
On va commencer par le sien !

J’appelle les politiciens « les politocards ». Je ne vote pas et je n’ai jamais voté de ma vie. Ce n’est pas un acte anti-citoyen, ce n’est pas un acte citoyen non plus.

Ma vision des choses est la suivante, je la décompose en deux parties :

1.     Les politocards font partie d’une élite qui ne vit pas dans le même monde que nous. Même celles et ceux qui sont animés des meilleures intentions ne comprennent rien à ce que nous vivons. En conséquent, ils ne pourront jamais agir correctement. « Correctement » veut dire ici « du point de vue du Peuple ».

2.     Le changement est une affaire personnelle. Changez-vous vous-même et vous verrez que le monde changera autour de vous. Les élites se donnent un mal de chien pour nous faire croire l’inverse, que le changement doit venir d’en haut. Pourquoi font-ils ça ? Qui voudrait continuer à élire et payer des gens dont on sait qu’ils n’ont aucun vrai pouvoir ?

 Le fait d’avoir raison ou tort n’est même pas à questionner ici. Le fait est que Wake Up America m’a rappelé deux choses immensément importantes :

1.     Il fût un temps où la politique se construisait dans la rue. On n’allait pas voté, on allait s’asseoir au comptoir d’un restaurant réservé à une élite et on y restait malgré les insultes et les crachats.

2.     Ce n’est pas parce qu’une chose est légale qu’elle est légitime et/ou juste. Ce n’est pas parce qu’une élite a décrété que faire telle ou telle chose doit vous envoyer en prison, qu’elle a raison.

Les hommes et femmes comme John Lewis (dont la bande dessinée adultes parle) ou Rosa Parks ou Martin Luther King font partie d’une génération qu’aujourd’hui nous respectons. Mais il faut se rappeler qu’ils ne faisaient pas partie d’une élite, ils faisaient partie du Peuple, ils étaient le Peuple.

Wake Up America est une grande bande dessinée adultes. Ce tome 1 met en avant les années 1940 à 1960. Graphiquement, je l’ai trouvé trop sombre à mon gout mais en face de la vie de John Lewis et de ce qu’il a fait pour son Peuple, mes gouts artistiques n’ont pas été longs à convaincre.

J’ai été prof et je me rappelle avoir fait face à des jeunes gens de 13 ans qui ne savaient pas qui était le Dr Martin Luther King Jr. Je me souviens avoir arrêté mon cours de Français Langue Etrangère pour tous les mettre devant Wikipédia et tenter de corriger cette ineptie. Je pense aujourd’hui que si les profs avaient aujourd’hui sous la main des armes d’instruction massive comme cette  bande dessinée adultes, l’histoire des Grands ne serait pas oubliée en l’espace de 40 ans…

Wake up America 1

Voici mon avis à présent.

Dire qu’il n’y a pas si longtemps aux Etats-Unis, les noirs étaient considérés comme des moins que rien ! Ils avaient le droit de travailler pour les blanc, de dépenser leur argent chez les blancs, mais ils n’avaient pas le droit d’utiliser les mêmes toilettes, ni de partager les mêmes places dans un bus, ni s’asseoir au comptoir d’un restaurant où ils avaient pourtant commander.
Ce qui m’a toujours choqué (entre autre), c’est que les blancs n’imaginaient pas une seule seconde utiliser les mêmes toilettes que les noirs, mais ils n’avaient aucun mal à leur confier leurs enfants. Pour dire à quel point leur logique était totalement stupide, sans fin et sans fondement.

Cette bande dessinée adultes nous raconte l’histoire de John Lewis, aujourd’hui député, mais qui a connu la lutte que les noirs ont dû mener pour obtenir les mêmes droits que les blancs. John Lewis a fait parie intégrante de cette lutte non violente.
A cette lecture, on ne peut qu’admirer ce genre de personne. Malgré les insultes et les menaces permanentes, les arrestations, … Il n’a jamais laissé tomber son combat, et ses croyances.
En lisant cette BD, je ne pouvais pas m’empêcher de penser au livre Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier. Roman que je ne peux que vous conseiller au passage. Il traite du même sujet et sensibilise bien les ados. J’avais adorer ce livre.

Ce tome est le premier d’une trilogie, et il décrit la période de 1940 à 1960.
C’est une bande dessinée adulte qui se lit bien et qui est vraiment prenante, pour peu que ce sujet vous intéresse.

Graphiquement c’est pas mal du tout et plutôt agréable, même si effectivement, l’ambiance général de cette bande dessinée adultes est plutôt sombre. Mais on fait vite l’impasse sur ce détail pour se plonger totalement dans l’histoire.

Un premier tome vraiment très bon et c’est certain, je lirai la suite avec plaisir. En tout cas, je l’attend avec impatience.

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